Au
gré des rencontres et des événements,
une interview
par e-mail...
Cinq questions pour découvrir une personne,
pour accueillir
un témoignage..
Frère Yannick Houssay,
Provincial de France
des Frères Mennaisiens.
le fil rouge
: Bonjour
Frère Yannick ! Peux-tu te présenter
en quelques mots, nous dire ton lien avec le
Réseau Mennaisien ?
Frère
Yannick : Je
suis entré dans la Congrégation
en 1970. Après avoir enseigné,
puis m’être occupé de pastorale
et d’accompagnement de jeunes, j’ai
été appelé au service de
la Province de France de la Congrégation
comme Supérieur Provincial, en 1995.
Depuis cette date, je me suis efforcé,
avec mes confrères et des laïcs,
de susciter chez le plus grand nombre d’adultes
de nos établissements, et chez tous les
Frères, une grande estime pour la vocation
d’éducateur auprès des jeunes,
à la suite de Jean-Marie de la Mennais.
Je me réjouis aujourd’hui de voir
tant de laïcs désireux de vivre
cette mission avec les Frères.
le
fil rouge :
A quelques jours de la Journée Mondiale
de prières pour les vocations, qu'est-ce
qu'une telle journée t'inspire ?
Frère
Yannick :Il
y a un énorme besoin de prêtres,
de religieuses et de frères, aujourd’hui
dans le monde. Cela ne se dit pas dans la presse,
ni à la télévision. Mais
lorsque des jeunes rencontrent des « consacrés
» qui rayonnent la tendresse du Père,
l’impact de leur témoignage est
grand, à la mesure de leur conviction
de foi. La vocation de baptisé est première.
Heureux les laïcs qui la redécouvrent
et en vivent. Heureuses les écoles qui
ont de tels laïcs, convaincus d’être
appelés et envoyés en mission.
Mais les laïcs ne prendront pas la place
des frères dans les écoles. Eux-mêmes
nous le disent. Ce n’est pas une question
de compétence, c’est une question
de vocation. Les jeunes ont besoin de laïcs
donnés. Ils ont aussi besoin de frères,
de « consacrés ». Leur vie
signifie que nous avons notre source en Dieu
seul, et que Lui seul donne le bonheur en plénitude.
le
fil rouge :
Au sujet des vocations chez les Frères
Mennaisiens en France, où en est-on ?
Frère
Yannick :Nous
ouvrons grandes nos portes aux jeunes qui sentent
en eux un appel à nous rejoindre pour
aller vers ce monde en attente de la lumière
véritable. Il est vrai que de tels jeunes
sont peu nombreux à frapper à
notre porte aujourd’hui. Mais nous avons
un grand désir de les accueillir, car
nous savons que d’eux viendra notre capacité
à rejoindre ce monde au nom du Christ.
Nous avons le projet de proposer à ceux
qui le veulent de partager avec nous la mission
auprès des jeunes, en France, en Afrique,
en Indonésie.
le
fil rouge :
A un jeune qui veut devenir frère aujourd'hui,
que dirais-tu ?
Frère
Yannick :N’attends
pas plus tard pour répondre. Quand Dieu
appelle, c’est qu’il a déjà
fait bien des pas vers toi. A toi de faire un
pas vers lui. Déjà, si en pensant
à cette vocation tu sens de la joie et
un élan pour aller vers les autres, dis-toi
bien que c’est l’Esprit de Dieu
qui te parle. Engage la conversation avec lui
: réponds-lui ! Et ne reste pas tout
seul. Fais-toi connaître par un Frère
ou une autre personne. Parle de ton projet avec
quelqu’un qui pourra t’accompagner
et t’aider à voir clair. Au besoin
écris à l’une des adresses
proposées dans ce site.
le
fil rouge :
Qu'as-tu envie de dire à nos internautes-mennaisiens
?
Frère
Yannick :Etre
frère, aujourd’hui, c’est
un cadeau à offrir aux jeunes. Ne peut
répondre à un tel appel que celui
qui se sait aimé du Seigneur, et qui
sent en son cœur une grande joie intérieure
pour une telle vie de service des jeunes et
de louange de Dieu. Si nous ne sommes pas tous
appelés à être frère,
nous sommes tous concernés par l’appel
à cette vocation. Adultes ou jeunes,
quel que soit notre âge, nous devons éveiller
dans notre cœur et celui des autres le
désir d’aimer notre Dieu d’amour.
Sans doute aussi devons-nous choisir dans notre
vie de tous les jours, ce qui nous aide à
vivre le service gratuit, l’écoute
patiente, le don de soi, l’ouverture aux
plus petits, à la suite de Jésus….
et laisser le reste de côté.
Etre mennaisien – laïc, frère,
jeune, adulte… , c’est cela je crois
:
- Aimer, non pas avec des mots, mais avec nos
mains, notre sourire, des actes concrets,
- Donner, à ceux qui en ont le plus besoin,
des moyens pour grandir et se préparer
à leur avenir,
- Louer et chanter Dieu par notre vie autant
que pas nos lèvres.
Voilà ce que j’ai
envie de te partager. Merci de m’avoir
lu. Mais je suis prêt aussi à te
lire. Si tu veux partager quelque chose avec
moi, n’hésite pas à m’écrire
à