L’Amour est vivant
« L’aurais-je oublié ? Ma destination dernière n’est pas d’aimer ni d’être aimé, mais de devenir feu, danse et lumière.
L’aurais-je oublié ? Ceux qui m’entourent attendent moins de me voir engagé au service de leur cause que d’avoir à s’émerveiller au spectacle de mon être en pleine harmonie.
Quel saut ! »
« C’est la beauté de l’Amour en constante oblation de lui-même qui me délivrera de tout égoïsme.
Mais si l’Amour est joie, il reste qu’il brûle impitoyablement tout ce qui voudrait l’empêcher d’accomplir son miracle.
Passer de l’agir de l’Amour à la substance de la charité est l’univers insoupçonné vers lequel je suis conduit. »
« J’éprouve beaucoup de sollicitude pour les souffrants qui m’entourent et je ne serais pas chrétien sans cela, mais le terme de ma mission, c’est d’être marqué au visage par l’empreinte du baiser qui me rend ma dignité d’enfant choisi et m’arrache irrévocablement à mes idoles.
Voilà l’ultime démarche, la dernière à laquelle je consentirai, celle à laquelle toutes les autres sont subordonnées. »
Extrait de « L’Amour est vivant »
De Yves Girard – moine cistercien
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