 " Au
départ, je pensais qu'on allait se planter.
Mais au fur et à mesure, je me suis aperçu
qu'on allait arriver à quelque chose de bien."
Les autres éllèves opinent. Le prof
d'informatique et systèmes de production (ISP),
Olivier Bouthilon ajoute : " ça partait
dans tious les sens, alors on a axé le trvail
sur les accessoires électroniques pour la plaisance."
La classe s'est organisée comme une véritable
PEME avec six secteurs : commercial, communication,
achats et comptabilité, documentation, technique
et fabrication, service après-vente, création
d'un site web.
En cours de route, l'établissement cancalais
a découvert un concours organisé par
le rectorat sur ce thème de l'entreprise et
s'y est inscrit.  Son
projet a été retenu parmi dix autres
et fera l'objet d'un mémoire de 8 minutes en
mai prochain. Mais même sans cela, le projet
pédagogique aurait été conduit.
Il est fait pour durer. " Nous allons constituer
un catlogue qui se diversifiera sans doute. Et il
faut prévoir un service après-vente
puisque nos produits sont garantis un an."
Les enseignants sont épatés par la forte
implication des élèves. Au-delà
du côté ludique qui permet de surmonter
le côté ingrat de certaines matières,
ils ont développé l'esprit de groupe.
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"Nous
n'avons pas voulu de hiérarchie entre nous
parce que nous estimons être au même niveau.
Quand c'est nécessaire, on demande au prof."
Le système traditionnel de
la notation scolaire est mis de côté
avec une organisation des tâches dans Rimelec
sous forme de certifications comme en entreprise.
Untel
est autorisé à souder du câblage,
tel autre à faire cela, etc.
La notation est collective. Une erreur
dans la production d'une série et c'est 0,3
point de pénalité. Mais une bonne initative
peut remonter le résultat de 0,5 point. "C'est
le même principe que la prime, au-delà
du fixe : la cetrise sur le gâteau."
L'expérience verra son premier aboutissement
public à l'occasion des portes ouvertes de
l'école des Rimains, le 22 mars prochain. mais
d'ores et déjà, elle a obtenu un écho
très satisfaisant auprès des entreprises
bien réelles, qui la soutiennent comme Honda
Marine France ou encore Lightning (une entreprise
anglaise qui s'est occupée du bâteau
de Loïc Peyron).
Ouest-France, 11 février 2003
Gérard LEBAILLY
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