Le
nouveau site du Réseau Mennaisien pour que les
jeunes étrangers découvrent le français.
L’association parisienne
« Aux captifs la libération » a
ouvert un club de prévention, centre d’accueil
de jour, pour les jeunes mineurs étrangers
isolés (12-18 ans) dormant dans des squats,
errant dans la rue sans papier, sans ressources, venus
en France dans l’espoir de mieux réussir
que dans leur pays. |
Ce sont des enfants et des jeunes en danger. Des
jeunes du Réseau Mennaisien viennent passer
du temps avec eux à Paris. Cela permet une
socialisation.
Nous avons constaté la bonne volonté
des bénévoles apprenant aux jeunes
à compter avec un paperboard, un feutre et
de la mémoire.
En tant qu’enseignant de français,
j’ai été touché par cette
situation : des moyens attractifs et une pédagogie
appropriée devaient alors s’imposer.
Les
initier à la langue française de façon
adaptée à leur âge, à
leur psychologie et à leur vie est un bon
moyen d’insertion et de valorisation de la
personne.
J’ai d’abord pris contact avec des profs
de français langue étrangère
qui m’ont bien conseillé.
|
|
Je suis
parti en quête des méthodes proposées
et là, un problème s’est posé
: les thèmes servant de support à l’apprentissage
étaient souvent les vacances, la famille, la
société de consommation… Bref,
beaucoup d’indécence pour des jeunes
de la rue.
Le travail d’enseignants habitués au
français langue étrangère m’a
alors permis d’avancer pour proposer ce site
destiné à apprendre en jouant.
Le
site est utilisé en complémentarité
avec toute une méthode qui ne peut être,
pour des questions de format, que sur un cd-rom. C’est
toute une pédagogie de l’image, du jeu
et de l’écoute car toutes les démarches
proposées sont illustrées et peuvent
être entendues de vive voix. Susciter le désir
d’apprendre quand on doit trouver de quoi manger,
qu’on s’inquiète pour les heures
qui suivent, qu’on perd l’envie parce
qu’on ne voit aucune solution, est primordial.
Actuellement, ce sont les animateurs du centre qui
s’approprient l’outil en attendant que
des ordinateurs soient donnés. Les jeunes roumains
qui vont bénéficier de ce travail sont
déjà très attirés par
la convivialité de l’interface. Affaire
à suivre.
Frère Olivier Migot |