Au
début de la guerre, le
frère Clair-Marie (Jean-Baptiste
Legeay) est directeur de l'école
Saint-Similien de Nantes. Il s'engage très
vite dans la résistance dans un réseau
surnommé "La Bande à
Sidonie". Se sentant filé, il
doit disparaître. En septembre 1940,
il devient écnome au postulat du
Roscoat près de Paimpol et en août
1941, il enprend la direction.
Il secourt les soldats
anglais cachés
dans la région, embarque
les réfractaires pour l'Angleterre,
surveille la côte et fournit les renseignements
aux Anglais. Sans doute dénoncé,
il est arrêté le 13 novembre
1941 et tranféré à
Fresnes où il séjournera quatorze
mois. Condamné à mort pour
"espionnage et aide à l'ennemi",
il est déporté en Allemagne
où le recours engrâce est refusé.
Il est décapité le 10 février
1943.
Quelques semaines
plus tôt,
le frère Legeay traduisait ses sentiments
profonds à sa soeur : "Mon âme
est en paix. mais ce n'est pas sans une
certaine angoisse que je vois la mort approcher.
je serais heureux de vivre encore, de voir
la fin de la guerre.
J'ai tant réfélchi, tant prié
dans ma solitude forcée que j'apprécie
encore beaucoup mieux maintenant mon idéal,
ma vocation, le bonheur d'être consacré
à Dieu, les joies de l'apostolat."
Les Frères ont payé
un lours tribut à la guerre. Beaucoup
ont connu la captivité et porté
longtemps les marques de quatre années
de privation. Quelques-uns sont morts :
le frère Damien Horellou, mitraillé
dans un car près de Loudéac,
le 3 juin 1944 ; le frère Pascal
Le Borgne abttu par les Allemands à
la porte de son école, le 8 août
1944 ; le frère Agilbert Tardivel
porté disparu.