Le 24 novembre 1870, le frère Pascal-Joseph s'embarque pour les missions d'outre-mer auxquelles il devait consacrer les 39 plus belles années de sa vie religieuse et professionnelle, au Sénégal d'abord, où il allait se fixer pour une période de 27 ans. A Haïti ensuite, comme directeur principal à partir de 1897, il apparaît comme l'homme des grands services et des plus chaleureuses sympathies.
Un érudit : religion, philosopie, histoire, littérature, mathématiques, sciences, rien ne lui est étranger. pourvu d'une excellente mémoire, il apprend le latin, l'anglais, l'espagnol, l'arabe, le wolof et le bambara... c'est dans un but d'apostolat qu'il étudia le Bambara et fut le premier qui l'écrivit : méthode d'étude et dictionnaire. Mais il est aussi musicien : chef de musique à Gorée, il compose des pièces musicales pour fanfare ! En 1881, la fièvre jaune lui enleva trois de ses confrères, en moins de 24 heures.
Le 6 décembre 1897, il débarque à Haïti. Npouveau dans les lieux, il entreprit la visite des 25 écoles des frères. Il constate dans quelles conditions pénibles, les frères travaillent : installations de fortune, mobiliSer désuet, maisons malasaines, et s'ajoutant à cela, appointements insuffisants, irrégulièrement servis et impossibilité pour la mission de solder ses dettes. Et les écoles durent e^tre abandonnées une par une, faute de possibilité d'y vivre.
En fin de compte, le frère Pascal-Joseph dut s'exprimer clairement à un supérieur : " Pour moi, j'attends la fin de la mission prochainelmment. Je demeure à mon poste, tâchant de cacher cette échéance aux frères et de ranimer leur ardeur." Ces sombres prévisions ne se sont pas réalisées !