Aux récits des travaux des frères catéchistes, le frère Herman était tout enflammé du désir de se dévouer pour le salut des infortunés esclaves. Sa joie fut grande, quand en mai 1844, l'Abbé de la Mennais le désigna pour la Guadeloupe. Il débarqua à basse-terre en juillet 1847 pour être placé dans l'école du Moule. Tour à tour enseignant, catéchiste, promotteur du mariage chértien auprès des affranchis, d'autres travaux allaient accaprer toutes ses énergies.
Vers la fin de 1865, une effroyable épidémie de choléra vint fondre sur la Guadeloupe. Jour et nuit, le frère Herman se consacra au secours des pestiférés. Près de deux cents, en moyenne, de ces malheureux mouraient tous les jours. respnsable d'une ambulance, il était, jour ey nuit, au milieu des mourants qu'il préparait à la mort, autant qu'il le pouvait. La nuit venue, il entassait les cadavres sur une charette pour les transporter au cimetière et les enterre.
Deux mois de cette vie héroïque eurent raison de son énergie. "Mais, disait-il, j'irai jusqu'à la fin ; je ne déposerai les armes que lorsque le fléau aura entièrement disparu." Toutefois il dut obéir. Il fut rapatrié en France, avec une santé ruinée, un corps brisé mais son courage entier.
Une année après, avec des énergies en partie retrouvéees, il retourna à son apostolat. Le 22 décembre 1867, il était à la Basse-Terre. Bien que le choléra eût disparu depuis plus d'un an, ce fut le choléra qui le terrassa. "J'offre de bon coeur ma vie en sacrifice, et en retour, je demande au Seigneur qu'il me reçoive en sa miséricorde."