A la suite du Christ, sur les chemins de Jean-Marie De La Mennais, 4 jeunes Frères témoignent de leur engagement aujourd'hui pour Dieu Seul et au service de l'éducation des jeunes. Récits ...

 

Frère Alain

 

Frère Farell

 

Frère John

 

Frère Nicolas

 

 



Frère Alain


J’ai 32 ans, je suis originaire du Morbihan, du secteur de Ploërmel… Actuellement j’enseigne en école primaire à Bain de Bretagne. J’anime aussi des centres de vacances !

Voici maintenant 20 ans que j’ai pris la route de la vie religieuse. Le chemin qui m’a mené à cet engagement a commencé tôt (dès l’âge de 10 ans je me posais la question !), il fut sinueux, avec de fortes convictions mais aussi de grandes incertitudes…

Même si mon engagement de Frère mennaisien m’amène à fréquenter des enfants et des jeunes, je crois profondément qu’être Frère n’est pas une fonction mais un témoignage.

Etre Frère pour moi aujourd’hui, c’est oser le « pari » de la Foi. Vivre sa vie comme un don gratuit à l’image du don de la vie que Dieu nous fait.

C’est dans la prière, l’Eucharistie, la vie communautaire que je peux trouver la source de mon engagement. C’est là qu’il m’est nécessaire de m’abreuver régulièrement pour vivre en cohérence avec ce témoignage.

Contact :




Frère Farell

Je suis Farell Duvert, né en 1978 à Port-au-Prince, Haïti. Cela fait 12 ans que je suis chez les Frères de Ploërmel. C’est la réponse à un appel, ma contribution à la mission de l’Eglise dans le champ spécifique de l’éducation.

La vie de Frères ? Elle est d’abord une vie en communauté, rythmée par la louange et le service. Prenant appui sur sa Foi et soutenu par la Fraternité, le Frère s’efforce d’être ce témoin de l’amour de Dieu pour chacun. Plus particulièrement, il fait découvrir aux enfants et aux jeunes leur flamme intérieure par delà les joies immédiates et les souffrances inhérentes à l’existence. Le Frère devient donc semeur d’espérance.

Dans mon pays d’origine, par exemple - secoué par tant de maux- la vocation de Frère se veut le signe d’une possible fraternité entre les hommes dont l’une des exigences est cette présence active auprès des enfants et des jeunes.

Contact :




Frère John

Tout d’abord, Ia ora na (bonjour en tahitien) à tous les Internautes, je me présente Fr. John FROGIER ; j’ai 32 ans ; je suis né à Tahiti en Polynésie Française. Mon Père est catholique et ma mère protestante. Tous les deux sont très engagés dans leur religion. J’ai un frère qui a quatre ans de plus que moi et qui est papa de trois enfants. Je suis Frère de Ploërmel depuis 10 ans. Je me suis engagé le 2 Janvier 2003 en la chapelle du Collège-Lycée La Mennais de Papeete. Je suis jusqu’à maintenant heureux dans cette grande famille où je suis le 151 ème Frère résidant et le deuxième Polynésien en 150 ans de présence des Frères à Tahiti.

L’idée d’être Frère m’est venue très tardivement. En effet, je voulais être soit Prêtre ou soit expert comptable : Prêtre pour donner le sacrement du pardon et expert comptable car ma grand-mère m’a fait comprendre que je reprendrai le magasin que nous avons à Makemo dans l’archipel des Tuamotu. Mais entre temps, j’ai rencontré des Frères qui m’ont aidé à mieux voir ce que je voulais vraiment. Ces Frères sont : Fr. Maxime CHAN (premier polynésien à être Frère), Fr. Louis TANGUY et Frère Auguste RICHARD. J’ai admiré en eux quatre attitudes en notant bien que leurs caractères sont très différents. La première attitude est « ne jamais forcer », la deuxième est « l’encouragement », la troisième est « la confiance » et la dernière est « l’amour du jeune ». Je me rappelle un jour d’un conseil de classe où le Fr. Louis présidait. Il y avait des professeurs qui critiquaient un jeune. Alors le Frère a haussé la voix en disant : « Ne touchez pas à mes enfants ». Un autre moment, un jeune lui a posé la question : « Frère, vous ne voulez pas avoir des enfants ? » Le Frère lui répondit : « Oh là, ça me suffit 2 200. » C’était le nombre d’élèves scolarisés au Collège-Lycée La Mennais. Donc j’avais se désir d’être comme eux mais je n’avais pas le courage d’y adhérer. Mais un jour Fr. Maxime m’a interpellé me demandant si je ne voulais pas être comme eux. Vous devinez déjà chers internautes, ma réponse à cette interpellation.

Pour moi, un Frère de Ploërmel est un homme qui essaie de rejoindre le jeune et ensuite de l’accompagner vers sa vocation propre avec des attitudes d’encouragement sans jamais le forcer. C’est en résumé : un Educateur.

Le cœur de ma vocation, c’est l’Espoir. Jésus a de l’Espoir en l’Homme. Je Crois en l’Homme, au Jeune.

Je voudrais ajouter ou plutôt préciser qu’un Frère de Ploërmel est un Educateur-Frère et non un Frère-Enseignant ou un Enseignant-Frère. Si un jeune vient frapper à notre porte, je lui demanderai une seule chose : Crois-tu au Jeune ? Si il me dit "Oui", je lui dirai "viens et vois". Ensuite par les différentes étapes de la formation de Frère, il cherchera sa place : Frère ou laïc associé, ou bien Prêtre. Et si il veut être Frère, suivant ses compétences, il se perfectionnera dans une branche de l’éducation et le cas échéant faire son métier. Exemple : On peut être un excellent animateur de camp ou surveillant et avoir fait des études de menuiserie ou bien avoir une compétence dans l’électricité et être animateur de mouvement. En résumé :

« Tu es menuisier, charpentier ou professeur, tu crois au Jeune »

« Viens et Vois »

Contact :




Frère Nicolas

Je m’appelle Frère Nicolas. Ces dernières années je me suis formé en comptabilité-gestion. Après huit premières années en mission en Afrique de l’Ouest, au Sénégal, j'ai toujours désiré repartir. Mon souhait a été entendu et depuis 2001, je suis comme économe au Collège de Parakou au Bénin.

La vie en mission m’a mis en contact avec de nouvelles cultures. Nous avons beaucoup à donner, mais nous recevons beaucoup. Nous sommes amenés à relativiser l’importance des biens matériels en privilégiant la personne chez qui nous découvrons les Dons de Dieu, en ne restant pas à la superficie.

Chaque jour je dois renouveler mon Oui à Dieu pour me mettre à son écoute et à son service. Pour cela, il faut un Oui radical, sans hésitation ni peur. Alors Dieu nous comble de ses richesses.

Nous rencontrons des difficultés, bien sûr, mais il faut les vaincre et poursuivre la route. Il faut toujours savoir faire confiance à Dieu qui veut notre bonheur.

A cause de l’Evangile, osons nous engager en partageant et en vivant en solidarité avec les autres, refusant l’indifférence et la suffisance.

Je termine avec Maurice Zundel : « Sors de toi-même et laisse Dieu être en toi. »

Contact :


Les communautés de Frères dans le Monde
Les communautés de Frères en France
Repères historiques
Etre Frère aujourd'hui
Les étapes pour devenir Frère
A comme Appel
Questions sur la vie religieuse

 

 

"Appeler des jeunes, aujourd'hui, pour les jeunes de demain"