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janvier 1838 – Brest. L’Abbé
Jean-Marie échange avec frère
Philémon
prêt à embarquer sur la «
Girafe ». Il part pour les Antilles.
Abbé Jean-Marie
:
Frère
Philémon, n’oubliez pas ce
que j’ai dit lors de la retraite
: « Il faut que les frères
y aillent librement et avec joie ! ».
Frère
Philémon : Père,
comment pourrait-il en être autrement
? Je suis heureux de partir : cette mission
est exaltante.
A. J.-M. :
Préparer
l’émancipation des esclaves,
leur apprendre le bon usage de la liberté
mais aussi le nom de Jésus : quelle
belle mission ! Comme j’aimerais
être des vôtres. Faites bien
attention à vous et à vos
confrères.
F. P. : Soyez-en
sûr, nous poursuivrons l’œuvre
commencée en Bretagne. Nous irons
jusqu’au bout.
A. J.-M. :
Rappelez-vous
bien. Vous partez pour toujours. Vous
aurez de grandes joies mais assurément
aussi de grandes difficultés. Ayez
confiance en Celui qui vous a appelés.
S’il vous arrivait de vous décourager,
rappelez-vous que c’est la nuit
que naît la rosée. |